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La procrastination est le signe d’avantages non négligeables (multipotentialité, zébritude, surefficience, besoin de sens, esprit Renaissance…) Pourquoi alors, ne pas arrêter cette schizophrénie entre productivité et procrastination, qui a pour seule conséquence de stigmatiser les comportements.

Procrastination versus productivité ? Vraiment ?

La majorité de la littérature de “gestion”* du temps porte sur la productivité. Le traitement de la procrastination commence à atteindre un niveau respectable. Mais très souvent il s’agit de savoir “comment la tuer”, “comment ne plus procrastiner etc”… parce que, entendons nous bien, c’est “MAL”. En 2014 des articles proposaient même un “processus de guérison” pour soigner sa procrastination (SIC!).

La procrastination révèle pourtant des aspects très intéressants sur le mode de fonctionnement d’un individu. A l’heure d’entrer dans la jeu de la pensée complexe et créative prenons le temps d’aller chercher les nuances et de nous pencher sur le sujet au lieu de stigmatiser.

1- le cerveau des procrastinateurs est hyper-connecté.

La procrastination survient parce que le cerveau pense à trop de choses ““en même temps” — une expression qui revient souvent dans le langage. Il va enchaîner les sujets les uns après les autres en faisant parfois des sauts de cabri.
Le résultat ? C’est ce que nous appellons  “faire l ‘éponge”  : des veilles sur des sujets très spécifiques en les abordant sous de nombreux angles, de la mise en perspective en jouant sur les nuances résultat des heures passées sur Internet et d’idées qui volent dans tous les sens.

Cette suractivité est fatigante. Même pour les personnes pour qui c’est le quotidien.
D’où, aussi, le besoin de se « débrancher » à certains moments pour se recharger.

2- Les procrastinateurs ont une organisation visuelle ou autrement dit, horizontale

Un indice ? Le nombre de documents “assez” conséquent qui s’entasse sur le bureau. Schéma qui se reproduit sur l’écran d’ordinateur.
Le mode dossiers et sous dossiers n’est pas pensé pour des personnes visuelles :  il fait disparaître les documents, ce qui revient à les faire oublier.
Ce qui veut dire que la bonne organisation pour un visuel est plutôt en étoile et à plat.

Un rappel nécessaire : le bon niveau et mode d’organisation est celui qui va faciliter — en priorité — notre propre vie.Il ne faut pas hésiter à adapter son environnement au regard de cela. Quoi qu’en pensent les autres.

A partir de maintenant je vous invite à gentiment remettre à leur place les personnes qui vous font une remarque à la vue de votre bureau. Vous pourrez leur expliquer ce qui se passe pour vous. Nous n’avons pas besoin de tous rentrer dans les mêmes cases.  L’important c’est de trouver un mode d’organisation qui vous convienne et qui vous permette de fonctionner avec les autres.

3- Les procrastinateurs possèdent une vision globale qui leur permet de se projeter dans le futur

La vision globale est celle qui permet de construire très rapidement l’articulation en contexte d’un projet, en incluant l’ensemble des parties prenantes.
Les personnes qui possèdent cette aptitude sont capables de soulever, dès le début du projet des problèmes sous-jacents et indétectables pour les autres à ce moment là. ( IMPORTANT : ‘il n’est pas ici question d’intelligence mais d’organisation de la pensée).
Cela peut procurer un gain de temps et d’énergie inestimable, si et seulement si le problème identifié est traduit en phases séquentielles qui vont permettre au reste du groupe de se les approprier.

Le risque pour une personne qui construit une vision globale c’est de ne pas trouver comment attaquer un projet et de se désintéresser du présent.

La solution pour s’y mettre ?
Revenir au présent, et détailler la masse en petits morceaux (tâches) pour commencer à avancer.

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4- le procrastinateur est perfectionniste

Le perfectionnisme est une avantage quand on sait jouer avec pour en sortir : en compressant le temps, pour créer du focus. Ce qui amène par ailleurs à faire émerger des solutions créatives, voire innovantes.

Un procrastinateur doit par ailleurs savoir s’entourer de personnes capables de lui dire “STOP’ quand il pousse le détail un peu trop loin, et que la deadline approche à grands pas.

5- Les procrastinateurs ne sont pas QUE procrastinateurs

Quand un sujet plait au procrastinateur et/ou qu’il se met à travailler il plonge tête baissée. Il abat un travail monstre et creuse les sujets.
Il ne se contentera pas de trouver UNE solution ou UNE méthode comme étant LA réponse, il fera le tour de la plupart des solutions existantes pour créer la sienne.
Il va aussi opérer des connexions inédites, trouver des synergies et penser la complexité (une qualité requise pour le manager/entrepreneur du XXIe sièce).

Là où le bât blesse, c’est que les procrastinateurs font passer ce sujet qui les passionne AVANT d’autres tâches évaluées plus rébarbatives (par eux) et qu’ils vont ensuite les traiter en mode “critique”.

Dans un collectif ça n’est pas bien vu, et parfois même pas très sympa, à vrai dire. Les états de stress que cela génère sont assez épuisants, y compris pour la personne seule sur son projet.

Cela dit, cette tendance à la compression du temps — et au petit coup de pression avant la deadline — peut se révéler très intéressante à certaines occasions. Notamment quand il faut éliminer le superflus ou boucler un dossier.

Quant à l’approche des sujets dans leur transversalité elles est aussi une belle source d’innovation et de créativité.

Tout n’est pas que glamour

La procrastination peut aussi marquer la peur d’échouer — ce ne sera jamais assez bien donc je n’y vais pas (voir perfectionnisme, plus haut) . Certains la connectent aussi maintenant avec la dépression.

Mais, dites-moi, …quand vous avez le cerveau hyper connecté et qu’au lieu d’avoir la curiosité de regarder POURQUOI vous fonctionnez ainsi on vous impose la ‘norme” et on vous fait des remarques sur votre décalage depuis très longtemps, il y a de quoi frôler la déprime, non ? Admettons que les personnes qui entourent le procrastinateur n’‘aient pas eu les moyens ni l’information de savoir ce qui se passe dans son crâne. Ce n’est plus le cas.

Sans compter que l’urgence permanente – qui est maintenant considérée comme un rythme « normal » et est valorisée sociétalement favorise des stratégies d’évitement (dont la procrastination fait partie). Et que les hyper-sensibles sont très concernés par ces mécanismes.

Que faire de cette procrastination ?

Procrastiner sera inscrit dans les tablettes en tant que qualité, mais plutôt vers 2025, quand des fonctions transversales et la pensée complexe seront mises en avant. Car avec leur tendance à l’expertise en mode “Renaissance” (aka transversale) les procrastinateurs sont beaucoup moins équipés pour les silos et la spécialisation métier.

Nous invitons les procrastinateurs à reconnaître et à choisir leurs moments de procrastination quand le besoin s’en fait sentir et de s’amuser à la contourner quand il est nécessaire d’en sortir.

En prendre soin est quasi vital pour que ces profils ne terminent pas en burn/bore-out et l’expliquer et diffuser l’informations permettra d’éviter remarques inappropriées et souffrance.

*Je parle ici de multipotentialité = zébritude et multi-potentialités « économique » qui revient à exercer plusieurs métiers en parallèle. Parfois ça se recoupe, parfois pas.

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